Quinze mètres
C’était il y a environ treize ans.
J’étais encore jeune, insouciant, et avec mes amis, nous avions cette habitude étrange : arriver plus tôt à l’école, juste pour aller explorer la forêt voisine.
Au début, elle n’avait rien de particulier, une forêt banale, silencieuse, presque accueillante. Mais plus les jours passaient, plus quelque chose changeait. Nous avions trouvé un coin isolé, un petit endroit qui devint notre « QG », notre refuge secret.
Et c’est là que tout a commencé.
Un matin, au milieu des feuilles humides, nous avons trouvé un vélo. Tordu, comme plié en deux par une force invisible.
Le lendemain, c’était une vieille poussette, renversée, rouillée, plantée au même endroit.
Puis, une poupée. Coupée en deux. Les yeux vides fixant le vide, la bouche entrouverte comme si elle voulait hurler.
Après ça, plus rien.
Pendant plusieurs jours, la forêt sembla redevenir normale. Mais un matin, quelque chose… quelque chose nous attendait.
Il n’y avait ni vent, ni pluie, ni le moindre bruit d’oiseau. Juste un ciel lourd, couvert de nuages gris. L’air semblait figé.
Et puis, derrière un arbre, à une quinzaine de mètres, 'ça' est apparu.
Une forme bleutée, translucide, sortie de l’ombre. Elle a traversé le sentier d’un mouvement rapide, presque glissé, avant de disparaître derrière un autre tronc.
Nous nous sommes figés. Personne ne parlait.
Nos cœurs battaient si fort qu’on aurait dit qu’ils résonnaient dans toute la forêt.
J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai avancé, lentement.
Quand j’ai contourné l’arbre… il n’y avait plus rien.
Pas une trace, pas un bruit. Comme si cette chose s’était évaporée.
Depuis ce jour, plus rien d’étrange ne s’est produit dans cette forêt.
Mais chaque fois que je repasse près de ses arbres, j’ai la même sensation glaciale : celle d’être observé.
Comme si elle n’était jamais vraiment partie.
J’étais encore jeune, insouciant, et avec mes amis, nous avions cette habitude étrange : arriver plus tôt à l’école, juste pour aller explorer la forêt voisine.
Au début, elle n’avait rien de particulier, une forêt banale, silencieuse, presque accueillante. Mais plus les jours passaient, plus quelque chose changeait. Nous avions trouvé un coin isolé, un petit endroit qui devint notre « QG », notre refuge secret.
Et c’est là que tout a commencé.
Un matin, au milieu des feuilles humides, nous avons trouvé un vélo. Tordu, comme plié en deux par une force invisible.
Le lendemain, c’était une vieille poussette, renversée, rouillée, plantée au même endroit.
Puis, une poupée. Coupée en deux. Les yeux vides fixant le vide, la bouche entrouverte comme si elle voulait hurler.
Après ça, plus rien.
Pendant plusieurs jours, la forêt sembla redevenir normale. Mais un matin, quelque chose… quelque chose nous attendait.
Il n’y avait ni vent, ni pluie, ni le moindre bruit d’oiseau. Juste un ciel lourd, couvert de nuages gris. L’air semblait figé.
Et puis, derrière un arbre, à une quinzaine de mètres, 'ça' est apparu.
Une forme bleutée, translucide, sortie de l’ombre. Elle a traversé le sentier d’un mouvement rapide, presque glissé, avant de disparaître derrière un autre tronc.
Nous nous sommes figés. Personne ne parlait.
Nos cœurs battaient si fort qu’on aurait dit qu’ils résonnaient dans toute la forêt.
J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai avancé, lentement.
Quand j’ai contourné l’arbre… il n’y avait plus rien.
Pas une trace, pas un bruit. Comme si cette chose s’était évaporée.
Depuis ce jour, plus rien d’étrange ne s’est produit dans cette forêt.
Mais chaque fois que je repasse près de ses arbres, j’ai la même sensation glaciale : celle d’être observé.
Comme si elle n’était jamais vraiment partie.
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